Le Jardin bleu

Un escalier de pierre — qu'on peut contourner par une pente plus douce — mène à l'octogone. Déjà l'œil est attiré par la tonnelle couverte de glycines, de roses, de clématites et de jasmins, et le jardin qu'il devine au-delà. Mais ce sera pour plus tard.

Ce que l'on voit

  • Une petite barrière métallique, montée en grade : elle veille désormais sur ce jardin et son bassin longitudinal qui mène vers la serre

  • 40 mètres de sauges, lavandes, vitex, buddléias, caryopteris, perovskias et verveines de Buenos Aires, Stachys byzantina, népétas ... — une vague bleue surmontée d'une seconde composée de romarins

  • Agapanthes, rosiers grimpants, clématites sur la tonnelle de châtaigniers

L'histoire du jardin

Dans toutes les civilisations, le fleuve ou le bassin sont le symbole du passage. L'eau sous toutes ses formes nous interpelle et nous rappelle notre naissance et la vie qu'elle seule rend possible. Les cyprès, eux, nous renvoient à notre dimension verticale. Sur la terre comme au ciel. Ce jardin est celui du double ancrage.

À partir de six heures le soir, les hirondelles entament leur ballet aquatique au-dessus du long bassin, prenant le relai des étourneaux qui ont élu domicile derrière la serre. Ce jardin change de visage selon l'heure — il mérite qu'on y revienne.

« L'eau sous toutes ses formes nous interpelle. Je l’ai voulu calme et sereine comme l’eau du bassin, puissante et impressionnante comme cette double vague végétale qui me rappelle celles de l’Atlantique et mon enfance. »

— Patricia Bouchenot-Déchin